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À l’usage des étudiants et étudiantes des programmes de lettres et de linguistique de 1er, 2e et 3e cycles. Auteurs: Jacques-B. Bouchard, Jean-Guy Hudon et Thomas Lavoie

Les composantes de la bibliographie

On peut retrouver dans une bibliographie trois types de documents :

  1. Les sources : les documents originaux (manuscrits, textes, etc.) qui ont servi à l’élaboration du travail, du mémoire ou de la thèse.
  2. Les ouvrages généraux : les ouvrages de référence (dictionnaires, encyclopédies, répertoires, etc.) auxquels renvoie le travail, le mémoire ou la thèse.
  3. Les études : ce qui a été écrit sur le sujet du travail, du mémoire ou de la thèse.

On notera que les travaux courts ne nécessitent pas une telle division tripartite. Les éléments bibliographiques y sont en effet ou peu nombreux ou homogènes. Le travail de Christiane Desjardins est un exemple de travail court.

Les méthodes de présentation des bibliographies

Pour établir la bibliographie, on utilise la méthode alphanumérique.

Parmi les documents qui peuvent apparaître dans une bibliographie, les plus utilisés sont : les livres, les articles, les documents officiels, les disques, les bandes sonores, les œuvres d’art, les logiciels, les sites Web, les articles électroniques et enfin les documents audiovisuels.

Le présent chapitre propose quelques exemples selon chacun des styles reconnus par les professeurs de l’Unité d’enseignement en études littéraire : les méthodes DIONNE et APA.

Pour voir les deux méthodes de présentation de références et de bibliographies,

Consultez l’outil interactif Diapason :

https://mondiapason.ca/fichiers/OutilBibliographique/#

La méthode APA

Les références apparaissent ainsi, entre parenthèses, dans le corps du texte : le nom de l’auteur suivi d’une virgule, l’année de publication du texte puis, éventuellement, la page d’où est tirée la citation. Dans le cas où un auteur a produit plus d’une publication au cours de la même année, on fait suivre la date d’une minuscule (a, b, c, etc.) indiquant l’ordre alphanumérique des publications tel qu’il sera suivi dans la bibliographie.

Exemples

« L’une des fins principales pour lesquelles nous utilisons le langage est celle d’énoncer des faits à propos de choses, de personnes et d’événements. » (Strawson, 1977, p. 27)

« Le Guide Bleu ne connaît guère le paysage que sous la forme du pittoresque. » (Barthes, 1970a, p. 121)


Quand le nom de l’auteur a une fonction dans la phrase, on place l’année de publication entre parenthèses après ce nom.

Exemples

« D’une part, Montaigne (1978) démontre comment le comportement non verbal d’un enfant peut avoir une valeur de communication chez ses pairs. »

« Roland Barthes (1970a) montre comment sont nés quelques-uns des mythes ridicules de la France des années soixante qui, parfois, nous persécutent encore aujourd’hui au Québec. » 


Les entrées bibliographiques sont disposées selon l’ordre alphabétique des noms d’auteur.

Exemples

Goldmann, Lucien (1964). Pour une sociologie du roman. Paris : Gallimard.

Greimas, Algirdas Julien et Joseph Courtés (1979). Sémiotique : Dictionnaire raisonné de la théorie du langage. Paris : Hachette.

Lapointe, Paul-Marie (1971). Le Réel absolu. Montréal : Éditions de l’Hexagone.


Les œuvres d’un même auteur sont, quant à elles, disposées selon l’ordre chronologique.

Exemples

Barthes, Roland (1966). Critique et Vérité. Paris : Seuil.

Barthes, Roland (1967). Système de la mode. Paris : Seuil.

Barthes, Roland (1970). Mythologies. Paris : Seuil.


On peut toutefois éviter de répéter le nom de l’auteur en utilisant le trait long devant chacun de ses ouvrages.

Exemples

Barthes, Roland (1966). Critique et Vérité. Paris : Seuil.

_____ (1967). Système de la mode. Paris : Seuil.

Quand un auteur a publié plusieurs textes la même année, on dispose ces textes selon l’ordre alphabétique et l’on fait suivre la date d’une lettre minuscule indiquant la place de chacun de ces textes.

Exemples

BARTHES, Roland (1970a). Mythologies. Paris : Seuil.

BARTHES, Roland (1970b). S/Z. Paris : Seuil.

 

La méthode DIONNE

L’usage de cette méthode française traditionnelle des références et des bibliographies reste encore répandu. Cette méthode demande l’utilisation des notes infrapaginales (et, par conséquent, des appels de notes).

  • Les notes infrapaginales se présentent comme ceci : prénom et nom de l’auteur, en petites majuscules, du document cité, le titre, en italiques, l’adresse bibliographique (lieu de l’édition, nom de l’éditeur), la date de publication, la collation (nombre de pages et, s’il y a lieu, nombre de volumes ou tomes), et éventuellement le titre de la collection, entre parenthèses.

Marc FumaroliL’Âge de l’éloquence, Genève, Droz, 2002, 882 p. (coll. « Titre courant »).

  • Si vous présentez une citation précise d’une page ou de pages en particulier :

Marc FumaroliL’Âge de l’éloquence, Genève, Droz, 2002, p. 348 (coll. « Titre courant »).

  • Les références bibliographiques se présentent sous la même forme à cette exception que le nom de l’auteur en majuscules précède son prénom :

FUMAROLI, Marc. L’Âge de l’éloquence, Genève, Droz, 2002, 882 p. (coll. « Titre courant »).


La méthode DIONNE fonctionne aussi en ordre alphanumérique en ce qui concerne la bibliographie :

-Classer chaque référence d’un même auteur par ordre croissant de publication ;

-Classer chaque référence d’un même auteur, de la même année, par ordre alphabétique du titre (ne pas considérer le, la, les, l’).

Exemples

BARTHES, Roland. Mythologies, Paris, Seuil, 1970, 252 p. (coll. « Points »).

BARTHES, Roland. S/Z, Paris, Seuil, 1970, 278 p. (coll. « Tel Quel »).