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À l’usage des étudiants et étudiantes des programmes de lettres et de linguistique de 1er, 2e et 3e cycles. Auteurs: Jacques-B. Bouchard, Jean-Guy Hudon et Thomas Lavoie

Les sigles des ouvrages

Il arrive fréquemment que les noms d’ouvrages (livres, revues…) soient abrégés. Dans ce cas, seule la première lettre de chacun des mots-clés du titre est conservée pour former le sigle de l’ouvrage qui s’écrit en majuscules. Cette règle n’est pas rigide ; il peut y avoir des exceptions. Lorsqu’une liste des abréviations n’est pas annexée, on doit indiquer au lecteur le sigle utilisé en employant l’une ou l’autre des formules suivantes :


1. Écrire à la fin de la note infrapaginale : À l’avenir : suivi du deux-points et du sigle de l’ouvrage écrit en majuscules.

Lors de la 1re mention du nom de l’ouvrage dans le texte, on prévient le lecteur, par une note infrapaginale, du sigle qui sera dorénavant utilisé.

1. La Nouvelle Barre du jour. À l’avenir : NBJ.

1. Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec. À l’avenir : DOLQ.


2. Écrire le sigle de l’ouvrage entre crochets et le placer immédiatement après le nom de la revue.

1. Revue d’histoire de l’Amérique française [RHAF].

La transcription des nombres

Dans un texte où les nombres sont rares, on transcrit en toutes lettres les nombres inférieurs à dix et on utilise des chiffres arabes pour tous les autres. Dans un texte où les nombres sont fréquents et où ils sont tour à tour inférieurs et supérieurs à dix, on utilise partout des chiffres. En revanche, on ne commence pas une phrase par un ou plusieurs chiffres ; on transcrit le nombre en toutes lettres ou on reconstruit la phrase.

Quand ils sont transcrits en chiffres arabes, les nombres représentant une quantité sont séparés en groupes de trois chiffres par une espace insécable.

  • 2 000 $
  • 20 000
  • 2 000 000
  • 2 000 000

Les nombres ne représentant pas une quantité, mais une position dans un ordre quelconque (adresse, no de billet, no de pages, etc.) s’écrivent sans espace.

  • le billet no 1257432
  • la page 2000
  • le 2083, rue de Calais

La coupure des mots

Afin de faciliter la lecture du texte, on évite en principe de couper un mot à la fin d’une page. On évite le plus possible de couper les mots à la fin d’une ligne.

Voici quelques règles particulières :

On ne coupe pas une syllabe ;


On ne coupe jamais un mot après une apostrophe ;

Exemple

l’école : pas de coupure après l’-


On ne coupe pas un mot entre deux voyelles, sauf si ces voyelles séparent le préfixe du reste du mot ;

Exemple

aérien : ne se coupe pas entre a- et érien

préencollé : se coupe entre pré- et encollé


On ne coupe pas un mot avant ni après x ou y intercalé entre deux voyelles ; on tolère cependant la coupure avant x, si cette lettre correspond au son [z], comme dans deuxième ;

Exemple

exécrable, exemplaire

voyage, voyelle


On coupe les verbes interrogatifs avant le t euphonique ;

Exemple

Viendra-t-il se coupe après viendra-


On ne coupe pas les abréviations, les sigles, les nombres en chiffres arabes ou romains ;

Exemples

introd. (introduction) ne se coupe pas

UQAC ne se coupe pas

2012 ne se coupe pas

MMXII ne se coupe pas


On ne coupe pas d’ordinaire le dernier mot d’un paragraphe ;


On ne sépare pas le quantième du mois, ni le mois de l’année, ni les secondes des minutes, ni les minutes des heures ;

Exemples

2012/05/31 ne se coupe pas

14 h 20 ne se coupe pas


La coupure des mots en fin de ligne obéit, à quelques exceptions près, aux principes mêmes de la division syllabique. En règle générale, on doit garder au moins deux lettres en fin de ligne et rejeter au moins trois lettres au début de la ligne suivante. De même, on évitera de renvoyer en début de ligne toute syllabe muette (éboni-te, publi-ques, cadas-tre).