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À l’usage des étudiants et étudiantes des programmes de lettres et de linguistique de 1er, 2e et 3e cycles. Auteurs: Jacques-B. Bouchard, Jean-Guy Hudon et Thomas Lavoie

Le tiret (–)

Le tiret indique le changement d’interlocuteur dans un dialogue et peut distinguer les différentes parties d’une énumération. Il est placé sans guillemets au début d’une ligne et il est annoncé par deux-points à la fin de la ligne précédente.

Changement d’interlocuteur

Il reprend : – Mon vieux, que veux-tu que je te dise ? (H. Barbusse)


Parties d’une énumération

Tirer, v. tr., intr., pronom.

– Tirer la langue : avancer la langue hors de la bouche

– Tirer la langue : (fig.) se moquer

– Tirer son chapeau : rendre hommage.


Les tirets peuvent être utilisés pour remplacer les parenthèses dans tous leurs emplois. Ils servent à mettre en évidence une portion de phrase, une incidente explicative.

Exemple

Je me trouvai bientôt place Pigalle dans un bar, sans pardessus – malgré l’hiver – et sans chapeau. (F. Carco)
 

Les parenthèses ( )

Les parenthèses s’emploient pour entourer, isoler ce qui, dans un texte, pourrait en être retranché sans modifier le sens : l’auteur d’une citation, une explication, une date, un exemple, un renvoi, un sigle, etc.

Exemple

Quatre maîtres (mon père, ma mère, ma sœur et moi) habitaient le château de Combourg. (F.-R. de Chateaubriand)


Elles servent aussi à indiquer dans la bibliographie l’année de publication d’un ouvrage, le mois et l’année de publication d’un périodique, la collection, le lieu de publication d’un périodique, selon la méthode choisie (DIONNE ou APA).

Exemples

DIONNE :       

CARBASSE, Jean-Marie. Histoire du droit, 2e éd., Paris, PUF, 2010, 128 p. (Coll. « Que sais-je? », no 3828).
 

APA :  

Damasio, A. R. (2008). Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau des émotions. Paris, France : Odile Jacob.

Pour plus d’informations sur la façon de citer vos sources,

consultez l’outil bibliographique interactif Diapason :

https://mondiapason.ca/fichiers/OutilBibliographique/#

Les crochets

Les crochets sont utilisés tout particulièrement dans une citation, lorsque le texte de celle-ci est modifié par l’ajout d’un terme, le remplacement du pronom par le nom dont il est le substitut, le changement de temps, de mode, de personne d’un verbe, le remplacement d’un article par un démonstratif, etc.


Exemple

« Elle [la Charte de la langue française] fait du français la seule langue officielle. »



 

Les crochets s’emploient avec le mot latin sic [sic] en italiques lorsqu’on veut exprimer un désaccord avec le passage cité ou bien lorsqu’une faute d’orthographe, d’accord, etc., est celle de l’auteur cité. On doit toujours reproduire littéralement les passages cités.


Exemples

Désaccord

« C’est le gouvernement séparatiste [sic] du Québec qui a fait adopter cette loi. »

Faute

« Tous les habitants de la vallée fuyait [sic] dans la montagne. »


Les crochets s’emploient également avec les points de suspension pour indiquer qu’un mot ou une expression du texte cité est supprimé.


Exemple

« Les francophones d’Amérique […] vivent avec le spectre de l’assimilation. »


Enfin, les crochets sont utilisés par convention pour introduire dans la référence bibliographique un élément manquant explicitement dans le livre consulté.


Exemples

Méthode APA

FRÉGAULT, Guy ([1944]). Iberville le Conquérant, Montréal : Société des Éditions Pascal.


Méthode DIONNE

FRÉGAULT, Guy, Iberville le Conquérant,Montréal, Société des Éditions Pascal, [1944], 418 p.

Les guillemets

Tout ce qui est extrait directement d’un livre, d’un article ou d’un document, doit être précédé et suivi de guillemets, à moins que la citation ne soit en retrait ou qu’il ne s’agisse de vers. En outre, il faut toujours conserver les guillemets qui figurent déjà dans le texte emprunté.

Il arrive parfois qu’une citation, encadrée de guillemets ouvrants et de guillemets fermants («…»), contienne une deuxième citation. Il est possible, dans ce cas, de signaler la deuxième citation en adoptant des guillemets anglais (“…”) pour annoncer le début et la fin de la deuxième citation et des guillemets allemands (‘…’) pour la troisième citation éventuellement.


Exemple

« Pinard se trompe-t-il en prétendant que Flaubert célèbre la "poésie de l’adultère" ? » (Laget, 2001, p. 20)

L'italique et le soulignement

La mise en relief

Pour mettre un passage de la citation en relief, on utilise les caractères italiques. Toutefois, le lecteur risque de ne pas savoir si les italiques sont de l’auteur de la citation ou du rédacteur du texte. C’est pourquoi il faut indiquer qui a fait la mise en relief en ayant recours à une remarque comme : c’est l’auteur qui soulignel’italique est de moi, je soulignec’est nous qui soulignonsl’italique est de l’auteur, etc. Cette remarque est placée après la citation, entre parenthèses.

Exemples

 « Chez l'humain, l'infection peut être évitée en observant des règles élémentaires d'hygiène : se laver minutieusement les mains, éviter d’être en contact direct avec des animaux infectés… » (Je souligne)

« Mais, à tout cela, M. Bovary, peu soucieux des lettres, disait que ce n’était pas la peine ! » (L’italique est de l’auteur)



Le soulignement
, quant à lui, est plus rarement employé et on peut aussi l’utiliser afin de mettre en relief une partie d’une citation sur laquelle on souhaite attirer l’attention.

Pour ce faire, il faut l’indiquer par des locutions comme c’est moi qui souligne, je souligne, l’italique est de moi, ou c’est l’auteur qui souligne, soulignement de l’auteur, qu’on place entre crochets à la suite de la citation ou en note de bas de page.

Exemples

« La langue générale, écrit René Georgin, est plus ou moins influencée par celle des auteurs contemporains qui, en contrepartie, subissent parfois la contagion de l’usage commun, même quand celui-ci est fautif [J.S.] ».

Si on plaçait une mention comme c’est moi qui souligne à l’intérieur même d’une citation, il faudrait impérativement l’insérer entre crochets plutôt qu’entre parenthèses selon cette graphie, [J.S.] pour dire « je souligne ».

Le trait d'union ( - )

Le trait d’union relie les prénoms composés ainsi que les mots qui forment les noms de voies de circulation, de villes, de provinces, de pays et de corporations.


Exemples

  • Prénom : Jean-Frédéric
  • Voie de circulation : boulevard Jean-Noël-Tremblay
  • Ville : Saint-Bruno-de-Montarville
  • Province : Terre-Neuve
  • Pays : États-Unis
  • Corporation : Hydro-Québec